26 juin 2017

Drôle de mot : cacostomie

"La conversation de Charles (Bovary) était plate comme un trottoir de rue" : pour ne pas être ainsi jugé, un peu de vocabulaire inhabituel ne nous fera pas de mal.

Pourquoi, donc, ne pas utiliser dans vos romans des mots différents, originaux, inconnus, désuets...
Bon, bien sûr, il ne s'agit pas d'en truffer votre histoire, l'excès pouvant virer au ridicule.
Mais moi, je les aime, ces mots-là...

Voici donc ces drôles de mots, que vous pourrez replacer ici et là, avec parcimonie, toujours discrètement, d'un air détaché, comme une élégance naturelle, dans vos conversations ou les dialogues de votre prochain roman.
 

Connaissez-vous le sens exact du mot :



Cacostomie ?


Par exemple :

- Mon Dieu ! Comme votre cacostomie m'indispose !
- Plaît-il ?
- Euh... Vous puez du bec, très cher...
- .....


Vous l'aurez compris, la cacostomie est une mauvaise odeur de la bouche.





15 juin 2017

Envie de faire une action partumée ?...

Connaissez-vous ma page d'auteur ? 
Euh... d'auteure ? 
D'autrice ?... 
Bref, la page qui dit des choses sur ce que j'écris ?...








Oui ? Je vous adore !


Non ? Arrgghh ! Qu'attendez-vous ? (Sérieusement : vous n'avez pas envie que je vous adore ?)



Alors, comment faire ? C'est simple : si vous voulez en savoir plus sur mes romans, mes contes, mes ateliers d'écriture, les salons, les dédicaces et tout le toutim, rejoignez-moi ici :


https://www.facebook.com/lesmondesdesophie/

Vous ferez ainsi une action parfumée ! (si !)


(si vous souhaitez être aux premières loges, cliquez sur "j'aime" puis sur "s'abonner" puis "suivre en premier")
(partagez l'info avec vos copains, aussi ! Plus on est de fous...)
 


Un bisou
(je vous en ferai plus quand vous serez sur ma page).


(et puis sans blaguer, bientôt, je vous fais un post sur la relation de l'auteur et de ses lecteurs...)

12 juin 2017

La fille des esclaves de la Place des Mille Douleurs

Vous voulez découvrir comment Saraphina, jeune adolescente haïtienne, vivant à Paris, découvre qu'elle est la fille des esclaves de la Place des Mille Douleurs ?

Comment le griot Papa Nsoah conte l'origine des hommes ?

Comment Saraphina et Malik fabriquent une poupée vaudou dans l'espoir d'envoûter un brigand ?


Pourquoi la Cité Paradis du Xème arrondissement parisien renvoie Saraphina à la Cité Soleil de Port-au-Prince ?

Qui sont les cacas-sans-savon ?

Comment les enfants d'Haïti font le clean ?

Comment le goût des bananes frites permet à Saraphina d'entrer dans la culture de ses origines ?


Alors lisez La saveur des bananes frites, et vous en saurez même bien plus encore sur l'aventure incroyable d'une petite fille de 11 ans, entre Paris et Port-au-Prince.


Vous trouverez La saveur des bananes frites chez votre libraire, mais aussi ou .



La saveur des bananes frites - Sophie Noël - Magnard Jeunesse Editions



9 juin 2017

Un peu de technique : utiliser des expressions dans son roman ?

Le pluriel de œil n’est pas toujours yeux.Ce peut être aussi : des oeils !
  Des œils ? Oui… dans certains cas. Des cas principalement animaliers !

Œil donne au pluriel œils dès qu’il entre dans la composition d’un mot.
Les œils les plus connus, ce sont les œils-de-bœuf des maisons (lucarnes rondes, généralement placées en hauteur).

Les œils-de-chat, ce sont des pierres fines (en fait, du quartz contenant des filaments d’amiante), tout comme les œils-de-tigre (moins rares) et les œils-de-serpent


L’œil-de-chat, c’est aussi ce diaphragme externe que l’on trouve sur certains vieux appareils photo.
Les œils-de-perdrix, ce sont des cors qui se placent entre les doigts de pied, et ce sont aussi des petits nœuds de bois.
L’œil-de-perdrix désigne aussi une sorte de tissu comportant des ouvertures en forme de losange L’œil-de-perdrix, c'est aussi la teinte claire que revêtent les vins de Bourgogne légers.
Enfin, les œils-de-pie, ce sont des trous pratiqués dans des voiles de bateau et destinés à faire passer un filin.






Et sinon, connaissez-vous toutes les expressions avec le mot oeil (ou yeux) ? Il y en a un paquet !
Et c'est toujours intéressant à savoir, si on veut pouvoir écrire son roman les yeux fermés...



Arracher les yeux, le blanc des yeux (se disputer avec violence)
Aux yeux de... (selon l'opinion de )
Avoir à l'oeil    (surveiller)
Avoir des yeux dans le dos (savoir ce qui se passe autour de nous)
Avoir des yeux de chat (avoir une bonne vision nocturne)
Avoir la larme à l'oeil (être ému)
Avoir le coup d'oeil (Avoir du discernement, de l'intuition)
Avoir le compas dans l'oeil (être capable d'évaluer au premier coup d'oeil)




Avoir les yeux plus grands que la panse / le ventre (penser avoir un plus gros appétit que l'on a réellement, voir trop grand, avoir plus d'ambition que de capacités)
Avoir les yeux qui sortent de la tête (être très en colère)
Avoir l'oeil (Veiller, prendre garde)
Boire à l'oeil (boire gratuitement)
C'est la pupille de mes yeux  (c'est quelqu'un à qui je tiens beaucoup)
Avoir un oeil de lynx (Avoir une très bonne vue) 
Ca crève les yeux (c'est évident) 
Être enceinte jusqu'aux yeux (être dans un état de grossesse avancé) 
Avoir des  yeux de merlans frits (Regard amoureux, risible, pitoyable) 
Faire les gros yeux (gronder) 
Lancer de la poudre aux yeux (chercher à faire illusion)
Avoir le mauvais oeil ( Regard qui porte malheur) 
Se mettre le doigt dans l'oeil (se tromper)  
Travailler à l'oeil (Travailler gratuitement)
Tourner de l'oeil (avoir un malaise) 




Il en existe d'autres : En connaissez-vous ?

Allez ! Bon pied bon oeil, n'hésitez pas à utiliser ces proverbes, métaphores, pléonasmes et autres hyperboles dans vos textes ! 
Qui sait, ça pourrait taper dans l'oeil d'un éditeur !

6 juin 2017

Ca y est, je suis célèbre ! (Depuis le Festival Etonnants Voyageurs de Saint Malo) - 1ère partie

Samedi 3 et dimanche 4 juin, j'étais invitée sur le Festival du film et du livre Etonnants Voyageurs à Saint-Malo, avec mon roman La saveur des bananes frites.




Quel bonheur ! J'adore Saint-Malo ! Tout d'abord, parce que ça m'évoque plein de souvenirs : les remparts, Intra Muros, les grands voiliers, les crêpes au citron, une vertèbre déplacée, une douche cinglante sur une digue un jour de forte tempête... bref, de chouettes moments !
Et puis, le festival est bourré d'auteurs connus : si vous avez lu mes précédentes aventures lors du Printemps du livre de Montaigu (voir mes posts ici), vous savez maintenant mon addiction aux célébrités.

Je me prépare donc à faire ce voyage avec bonne humeur, décidant d'y emmener homme et enfants.

Mais était-ce vraiment une bonne idée ?

Ca n'a pas très bien commencé : Partis avec une heure et demi de retard sur notre prévision, j'ai la tête farcie de listes à ne pas oublier, et supervise les doudous, les duvets, les DS, les tablettes, les médocs, les rechanges, les brosses à dents, les sandwiches, le PQ, les câbles de recharge, les serviettes, les... enfin, le strict maximum pour deux jours en famille.
Le problème, c'est qu'à force de penser aux autres, on s'en oublie soi-même, et nous voilà partis - moi avec une humeur de chien - en oubliant mon petit ordi où j'écris mes chroniques, le cadeau pour mes cousins qui nous logent, mes marques-pages et mes cartes de visite.

Trois heures et demi de trajet, quatre arrêts pipi et cinq engueulades plus loin, nous arrivons à Saint-Malo.
Mon mari me laisse devant le quai Saint Malo à midi. Seule dans la foule.
Je dois d'abord aller chercher mon accréditation : pas d'indications, je tourne, je vire, un charmant monsieur me renseigne, me donne même un raccourci pour accéder aux hôtesses-accréditrices, quand soudain je me retrouve face à la mer.
La mer. Tout le monde la connaît, la côtoie, la voit au moins une fois par an. S'y baigne. Y fait du bateau. Mais là, allez comprendre, j'ai eu un coup au cœur. Elle était si belle, infinie sur fond de ciel bleu-gris, quelques rouleaux d'écume la déchirant de loin en loin. Je n'ai pas eu le courage de l'ignorer.

Quand enfin j'ai été rassasiée (si c'est possible de l'être), j'ai foncé chercher mon sésame.
- Bonjour, je suis auteur, je viens chercher mon accréditation.

- Vous êtes ?
- Sophie Noël. Noël, comme le père Noël. (je dis toujours ça, ça évite les erreurs d'orthographe et ça fait une entrée en matière qui fait sourire. Le père Noël, c'est toujours joyeux, non ?)
Elle sourit. Fouille dans les accréditations, puis dans son listing. Puis arrête de sourire.

- Ah ! Je n'ai pas ce nom dans ma liste.
Un mouvement de panique m'étreint. Ai-je bien compris les indications qu'on m'avait données au départ ? Ne me suis-je pas trompée de salon (Le Festival Etonnants Voyageurs, mazette, pour un petit auteur débutant comme moi... Je le savais, ça cachait quelque chose !)
- Mais, reprend-elle alors que sa collègue vient de dire à un autre auteur qu'il n'y était pas non plus, il y a plein d'oublis et on va vous faire votre accréditation à la main !
Aaaahhh ! Je me sens mieux, et en quelques secondes, me voilà affublée d'un joli badge, mon nom écrit à la main, que j'accroche avec une cordelette verte autour de mon cou.







Puis je traverse la foule, en bombant la poitrine : Oui, moi, Sophie-Noël-comme-le-père-noël, j'ai une ACCREDITATION "AUTEUR" DU FESTIVAL ETONNANTS VOYAGEURS.
C'est pas souvent que je me la pète, mais des fois, ça me prend,  pendant quelques secondes... Avant de m'apercevoir que personne ne me regarde.


Je débombe mon torse, et rejoins un autre bâtiment, où se trouve le salon du livre à proprement parler. Je suis sur le stand numéro 7 (j'aime bien le numéro 7... Il a quelques valeurs symboliques qui me le rendent sympathique, en bonne superstitieuse que je suis).

Et en effet, comme porte-bonheur, ça s'annonce bien : le stand de la librairie avec qui travaille mon éditrice a fait une belle place à deux autres auteurs, mais... pas à moi (seraient-ce les trois heures de retard?...).
Je retiens mes sanglots.
J'avise un jeune homme derrière les tables et m'en vais lui demander ce qu'il en est.
- Ah ! Sophie comment ? Noël-comme-le-père-Noël ? Je ne sais pas, moi je suis stagiaire... Tout le monde est parti déjeuner, je n'en sais pas plus... pouvez-vous revenir dans deux heures ?
Et voilà. Ca m'apprendra à être ponctuelle. Heureusement que mon mari n'est pas là, sinon je le traiterais de tous les noms d'oiseaux : parce que bon, c'est de sa faute, tout ça. Non ?


Après deux heures passées à traîner dans les stands et manger une étrange salade agrémentée d'une mousse encore plus étrange (vendue comme une chantilly de fromage), je retourne à mon stand où les libraires ont préparé mon coin.
Je n'ai qu'un livre à dédicacer, La saveur des bananes frites (les autres n'étant pas du même éditeur).

Je m'installe.
Ma voisine arrive.
Enfer et damnation !

Evelyne Brisou-Pellen !
Quand je vous disais que j'étais poursuivie par la malédiction-de-la-célébrité !


Evelyne Brisou-Pellen

Imaginez nos places, qui se mettaient mutuellement en valeur : Evelyne avec une vingtaine de ses romans, dont Le Manoir qui est sa dernière publication (6 tomes pour la saison 1 et 2 tomes pour la saison 2...) et qui fait un carton auprès des ados.
Et moi avec... un titre.
Inconnu.
Ouais...

J'en suis là de mes sombres pensées, malgré le fait que nous sympathisons tout de suite, Evelyne et moi, quand arrive la libraire qui vient me saluer, m'annoncer qu'elle a lu mon roman et qu'elle l'a adoré ! Elle l'a même proposé à un Prix Jeunesse !
Je reprends du poil de la bête.
... Mais finalement, ils ne l'ont pas retenu, parce qu'il devait s'adresser à d
es enfants de CM1 et que mon roman est plutôt à destination des CM2/4ème. C'est vraiment pas de bol !
Cela dit, cela me revigore quand même : La saveur des bananes frites a eu beaucoup de coups de cœur de libraires (dont la FNAC), et cela se confirme.
Je n'ai qu'un roman sur mon stand, mais QUEL roman !
(on se console comme on peut, hein ?).





Le samedi, pas beaucoup d'enfants, pas trop de monde non plus. Même si c'est relatif : j'ai déjà vu des salons où il n'y avait pas un chat (dont un où j'avais dédicacé... zéro livre !).
J'en profite pour faire le tour des stands jeunesse et découvrir toutes les pointures qui sont en dédicace.
Tiens, Timothée de Fombelle ! Assis pour ces dédicaces sur le stand Gallimard. Je lui achète un livre pour mon neveu, Céleste ma planète, tente un sourire, peut-être pour discuter un peu avec lui... Mais visiblement, il ne semble pas disposé à parler. Hautain ou timide ? Je repars avec mon bouquin, un peu désappointée. J'ai adoré Tobie Lolness et Vango : il ne le saura jamais (mais bon, il s'en fiche, hihi !).

Et puis soudain, en fin d'après-midi, c'est le défilé : Tahar Ben Jelloun, Patrick Chamoiseau, Yann Queffelec, Hubert Haddad, Dany Laferrière, Makenzy Orcell, Eric Orsenna, Sophie Noël (ah non... pardon...), Luis Sepulveda, ...

Arrgggh ! Là, c'est trop ! Parce que trop de célébrités tue la célébrité ! Non ?


Je re-plonge le nez dans mon roman-qui-a-failli-avoir-un-prix et me concentre sur mes lecteurs, principalement des parents, des grands-parents, des bibliothécaires, des profs de français...
Mais où sont passés les enfants ? Se demande-t-on avec ma voisine Evelyne ?

Peut-être demain ?
Je croise les doigts, alors, priant Saint-Malo qu'il y ait plutôt un défilé de jeunes lecteurs qu'un défilé d'auteurs connus.
Parce que moi, c'est quand même plutôt le premier groupe, qui m'intéresse...


(à suivre)





5 juin 2017

Le Printemps du livre de Montaigu, 5ème partie

Me voilà repartie pour une belle journée de dédicace, sous le chapiteau-chaud.

Je dédicace avec décontraction et bonne humeur, même si la grosse chaleur ne me met pas particulièrement en joie (j'ai des origines anglaises, et moi, la chaleur, je DETESTE !). Ca marche très bien, et j'ai beaucoup de jeunes lecteurs-trices qui s'intéressent aux bananes frites. Cela me fait très plaisir pour plusieurs raisons : déjà, c'est un livre que j'ai longuement travaillé, toute seule et avec Marie, mon éditrice; mais c'est aussi une histoire qui me tient à coeur, avec ses thèmes forts, son lien avec mes filles, ses personnages attachants.


Extrait du blog Un livre dans ma valise


Et puis, en milieu de journée, le libraire nous demande, à Anne Richard et moi, si nous souhaitons nous desserrer un peu. En effet, ils ont un autre stand quelques mètres plus loin, où un auteur parti vient de laisser une grande place vacante. J'accepte d'y aller : Anne est de très bonne compagnie, mais je me dis qu'être dans un endroit sans célébrité sera peut-être mieux pour ma propre carrière ! En plus, c'est en face d'une ouverture sur l'extérieur qui dispense un peu de vent. Tout bénef' !

Me voilà partie avec mon barda : bouquins, stylos à paillettes, feutres aquarellables, (énorme) sac à main, carnet, bouteille d'eau, cartes de visite, marques-page...
Je débarque sur mon nouvel emplacement comme un baudet et m'installe à ma nouvelle place plus fraîche et plus anonyme : pas de célébrité en vue. Chouette !
Je commence à discuter avec mes voisins, un auteur et une illustratrice visiblement très talentueux mais pas-cé-lè-bres.

Les dédicaces reprennent doucettement, je mise à fond sur ce nouvel emplacement qui me semble stratégique, je prends mes marques, profite à fond de l'anonymat de mes voisins (qui profitent du mien), quand soudain, dans mon dos, arrive LA souris mondialement connue, adorée des enfants (de mes propres filles, les traîtresses !) : GERONIMO STILTON !





JE SUIS MAUDITE !

Une nuée de gamins, sortie d'on ne sait où, déboule soudain : c'est le délire, on se bat pour être dans la queue et obtenir une dédicace de Geronimo qui signe à tour de pattes des dizaines et des dizaines de romans.
Mes voisins soupirent !
"C'est comme ça depuis ce matin, explique l'illustratrice.
"Ouais, c'est vraiment pas de bol, d'être placé à côté de lui, renchérit l'auteur.
Finalement, je me demande si je ne vais pas retourner avec Anne Richard, surtout quand un enfant s'arrête devant moi, regarde un de mes romans, l'air intéressé, lève les yeux pour me parler et aperçoit la star derrière moi !
- Ouuaaahh ! Maman, regarde, Geronimo Stilton !
Et de lâcher mon bouquin en vrac pour courir faire la queue devant la souris.

Je me tâte un instant d'aller, moi aussi, louer un costume de célébrité (Mickey Mouse, la reine des neiges ou Tic et Tac...), car il faut savoir que Geronimo Stilton n'est pas un auteur, mais un monsieur embauché pour endosser le costume de la célèbre souris et signer d'un grigri de sa grosse patte sur les livres qui relatent ses aventures !
Quelle imposture !
Je m'approche de lui et souffle (méchamment) dans son énorme oreille :
- Vous devez avoir drôlement chaud, sous votre costume ! c'est pas de chance, quand même ! (Gnarf !)
- Ca va, ca va ! C'est gentil de vous en inquiéter. Le costume est large, l'air passe bien, et je fais des pauses régulières. Merci.
Adorable. Il est adorable. En plus! Impossible de le détester, du coup...
Alors bon ! Autant rester philosophe, et profiter de la situation. (Always look at the bright side of life 😉 !)
- Je peux vous demander quelque chose ? Mes filles sont fans de vos aventures : je peux faire un selfie avec vous, pour elles ?
- Mais bien évidemment ! Avec grand plaisir !


Sophie et Geronimo Stilton

Et voilà ! (vous noterez le visage un peu bouffi par la chaleur... pffff! 😖 ) (le mien, pas celui de Geronimo !)

Je parviens tout de même à dédicacer quelques romans... pendant les pauses de Geronimo !
Puis, le Printemps de Montaigu se termine pour moi, quand l'organisation annonce que le bus pour la gare de Nantes attend les auteurs qui rentrent à Paris.
Je vais dire au revoir au libraire, à toutes mes nouvelles copines (Anne Richard, Anne Plichota, Cendrine Wolf...) et à mes anciennes (Sophie Henrionnet, Sophie Adriansen, Marie Vareille...), monte dans le bus qui nous emmène à Nantes et là, bien épuisée, je me laisse tomber sur une place près de la fenêtre, et commence à souffler.
- Eh ! Psssit ! Psssit !
J'entends des voix...
- Si vous vous retournez, vous saurez quel est le vrai visage de Geronimo Stilton !
Ahurie, je me retourne d'un coup et découvre, sur le siège derrière le mien, un homme qui me regarde avec un grand sourire.
- Vous n'avez pas gardé votre costume ?
- Non, je voyage incognito, c'est mieux pour prendre le train... Et puis, j'aurai moins chaud, aussi.
- Comme je vous comprends.

Le car démarre.
Bientôt la gare.
Bientôt le TGV.
Bientôt Paris, avec mon mari et mes filles venus me chercher à Montparnasse...

Montaigu, j'ai adoré !
Une organisation au top.
Un accueil adorable.
Pas mal de ventes de mes romans (finalement).
Des brioches vendéennes même la nuit.
Des célébrités à gogo.
Une prise de conscience que mon innocence en la matière (de célébrités) me permet d'en faire une chronique qui va faire rire les copains...
Montaigu, vraiment, j'ai adoré !

Ah ! J'oubliais ! En arrivant à Montparnasse, une femme que j'avais vue pendant tout le salon et avec qui j'ai partagé quelques moments et quelques rires, aussi, est venue me saluer, et me dire que mes filles étaient très belles.
J'ai regardé plus attentivement ses yeux. Son sourire. Et soudain, je l'ai reconnue : Evelyne Dress !





Comment ça, vous ne vous rappelez pas qui c'est ? Elle qui a joué dans Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas mais... elle cause ! ou Et la tendresse, bordel ?

Eh ben moi si, je l'ai reconnue, après trois jours !
Tout n'est donc pas perdu.








18 mai 2017

une chronique vidéo sur La saveur des bananes frites

Une chronique vidéo sur La saveur des bananes frites, par une jeune lectrice (Brendouille et sa fameuse bibliothèque) qui a un point de vue très fin sur mon roman !


(début de la chronique à 8min 15)



(Merci Brendouille ;-) !)

7 mai 2017

Le Printemps du livre de Montaigu, 4ème partie

Après cette merveilleuse rencontre avec Gonzague, me revoilà dans le salon, aux côtés d'Anne Richard, toujours aussi sollicitée.
La température grimpe en flèche, je continue de m'éventer avec mes marques-pages, mais les lecteurs arrivent de plus en plus et je raconte mes livres, les résume, les dédicace.
Dédicacer sur un salon a quelque chose d'assez routinier, finalement : je répète inlassablement le résumé de chacun de mes romans aux personnes qui s'y intéressent, tout comme j'entends Anne Richard de son côté répéter l'histoire de ses livres-CD. A la fin, si ce n'était notre physique très différent (elle est blonde et trèèès mince et je suis brune et... bon...), je pourrais prendre sa place, tant je connais son laïus par cœur. D'un autre côté, un salon, c'est aussi et surtout des rencontres et malgré ce côté répétitif, il y a ensuite un échange passionnant et, même si les personnes ne prennent pas le livre, une vraie source de plaisir.

Cela dit, il faut tout de même noter quelques questions et remarques singulières :
- Mais c'est vous qui les écrivez, vos livres ? (de mémoire : oui)
- Si j'en prends deux, vous me faites un prix ? (demandez au libraire, le grand monsieur d'un mètre quatre-vingt-dix, tout rouge et énervé, derrière moi)
- C'est autobiographique vos histoires ? (A vous de voir : l'héroïne a 11 ans et est noire, et je suis blanche et un petit peu plus âgée...)





- Est-ce qu'Anne Richard pourrait aussi dédicacer votre livre ? (Euh...)
- Je les prendrai bien, vos livres, mais j'ai peur de trouver des trucs plus intéressants après et de ne plus avoir assez d'argent pour les acheter. (au moins, c'est franc, remarquez!)
- C'est pour quel âge ? - A partir de 8 ans. - Ah , je ne le prendrai pas alors, mon petit fils a 7 ans et demi. (c'est vrai que 6 mois...)
- Non, mais je ne le prends pas parce que je trouve que la couverture est affreuse. D'ailleurs, le titre aussi... (...)(véridique)
etc., etc., etc.


Au bout d'un moment, je constate qu'un peu plus loin dans ma rangée, il y a également un attroupement inhabituel. Pourtant, Anne Richard n'a pas changé de place et est toujours à mes côtés. Y aurait-il une autre célébrité que je n'aurais pas vue (reconnue?) ? Profitant d'une courte pause où mes fans se font moins nombreux, je jette un œil sur les deux femmes qui viennent d'arriver d'une animation. Non, je ne les connais pas, mais la vache, qu'est-ce qu'elles ont comme jeunes lecteurs devant elles. Elles dédicacent frénétiquement, se laissent aussi prendre en photo, et leur public, plutôt jeune adolescent, a l'air particulièrement enthousiaste. Mais voilà qu'un nouveau flux (petit, le flux, mais il ne faut rien négliger) de potentiel lecteur (ben oui, je mets au singulier, parce qu'il n'y en qu'un) se pointe devant mes romans, et je n'ai pas le temps d'en savoir plus sur ce nouveau mystère.





La journée se passe, plutôt bien, si je ne me compare pas à Bernard Werber, Anne Richard, Gonzague Saint Bris ou mes voisines dont le stand ne désemplit pas.

En fin de journée, après avoir bien dédicacé et bien ventilé, un bus nous emmène jusqu'à nos hôtels. Il fait le tour de la ville, dépose quelques auteurs de-ci, de-là puis sort de Montaigu.
Nous voilà dans la campagne vendéenne, et je m'inquiète soudain de savoir où je vais loger. Toujours un peu barbouillée (le car), je constate que nous nous arrêtons en pleine cambrousse, face à un immense terre-plein (probablement un parking géant pour routier) et au fond, une espèce d'hôtel : Bagdad Café.



Je loge (et avec moi quelques autres auteurs) dans l'hôtel de Bagdad café !Impressionnant.
La bonne surprise, c'est que l'intérieur est mieux rangé que le motel du film, et que ce n'est pas une Brenda mal embouchée qui nous reçoit, mais un charmant monsieur.
Ma chambre est immense, et la fenêtre que je m'empresse d'ouvrir (il fait toujours aussi chaud) donne sur les bois et les champs : une aubaine pour la campagnarde que je suis.
Nous avons un peu de temps pour nous détendre et nous préparer pour la soirée de gala où nous sommes invités par l'organisation et le conseil général de Vendée.
Je m'allonge sur le lit avec les pattes en l'air, et prends bien garde de ne pas m'endormir : après toutes ces aventures et la courte nuit précédente, ce n'est pas à exclure.


Une heure plus tard, le même bus vient nous reprendre (vomito...) et j'arrive beaucoup plus fraîche que l'après-midi dans les jardins d'une immense salle des fêtes.
Tout plein de petits fours, de verrines, de mini-assiettes et autres gougères ainsi que des flots de champagne nous attendent.
- Excusez-moi, il y a de la viande dans cette verrine ?
- Oui
- Et dans celle-là ?
- Non, seulement du foie gras.
(je ne relève pas l'incohérence)
- et dans ces petites quiches ?
- Quelques tout petits lardons.
Je me rabats sur les tomates cerise. En plus d'être végétarien, c'est meilleur pour ma ligne.
Dans la foule d'auteurs qui s'agrandit, je reconnais mes amis : Bernard, Gonzague (pas Anne, elle avait une représentation de théâtre à Nantes), et quelques autres (que je persiste à ne pas reconnaître) qui attirent à eux les auteurs moins connus et les élus de la soirée.




Quant à moi, je me mets à discuter avec une de mes voisines de salon, celle qui a eu la foule d'ados en délire toute l'après-midi devant ses romans (que je n'ai pas encore eu l'occasion d'identifier). Belle surprise, Anne (pas Anne Richard, mais une autre. Suivez un peu) et moi accrochons d'un coup. Incroyablement. Et je découvre enfin qu'elle est l'auteur d'Oksa Pollock, série cultissime pour les adolescents, l'équivalent français d'Harry Potter ! Je comprends maintenant les mouvements de foule, glissant indifférents devant mon coin de table vers celui d'Anne Richard ou des deux auteures d'Oksa Pollock.




Anne (Plichota) et moi décidons de dîner ensemble, et nous atterrissons à une table d'auteurs qui ont l'air très en joie. Le champagne, visiblement. Tant qu'on est dans les célébrités, l'une de nos voisines de table se présente : Christine Angot. Les bras m'en tombent, je ne la voyais pas du tout comme ça ! Mais bon, vu que je suis nulle en reconnaissance d'artistes, j'acquiesce poliment et continue de discuter avec Anne. Nous avons du mérite, car Christine Angot et ses amis font un barouf du diable. Moi, de temps à autre, je jette un œil sur elle, mais non, décidément, je ne la reconnais pas. Je n'ose pas faire une recherche Google sur mon portable : on est à table, tout de même.

La soirée se déroule agréablement, un speach du conseiller général, un autre de Françoise Bourdin (la marraine du salon)(que je n'aurais pas reconnue non plus)(je dois avoir un problème), puis un très bon repas (vous auriez un plat sans viande ?), un pianiste que personne n'écoute, Christine Angot qui dit que finalement, elle veut voter Fillon, ses comparses qui se moquent d'elle, un dessert de folie (si !) et hop, la soirée est pliée. Je ne l'ai pas vue passer que notre car arrive pour nous ramener à Bagdad Café.
Une chose est sûre, des fois, dans la vie, il y a des rencontres qui vous marquent, et moi, j'ai adoré partager ces moments avec Anne Plichota.




Cendrine Wolf et Anne Plichota, co-auteures d'Oksa Pollock

La nuit à l'hôtel est terrible : énervée, je dors mal et par à-coups.
D'une part parce que j'ai regardé sur mon portable des photos de Christine Angot, et que ce n'était pas du tout la femme de notre table : c'est la meilleure ! Déjà que je n'arrive pas à reconnaître les vraies célébrités, si en plus elles s'amusent à se faire passer pour celles qu'elles ne sont pas, ça ne va pas s'arranger !
Ensuite, parce que mes phases de sommeil sont peuplées de rêves idiots, notamment celui que mon oreiller (les bizarres oreillers d'hôtel !) est en fait une grosse brioche vendéenne.
Au petit matin, je me réveille avec la nuque endolorie et la frustration que mon oreiller ne soit pas réellement comestible.





Une belle journée s'annonce : j'ouvre la fenêtre pour profiter de l'air frais du petit matin à la campagne (il va faire plus chaud aujourd'hui qu'hier), je file sous la douche exiguë à la tuyauterie bruyante, et me prépare à affronter de nouvelles aventures...




5 mai 2017

Chemins...

Chemins éternels
 

Sourire de la terre,
serpentant, aplani de pas lourds
le chemin forestier sinue entre les troncs.
Je l'emprunte en riant
humant son parfum fou
familier,
éternel.
Là s'entrelacent, s'emmêlent les futaies.
La cime du feuillage déchiquette
un toit bleu mouvant ouvert aux nues.
Des ponts de racines où butent un pied sur deux
s'enfouissent en un terreau, trésor nourricier.
Tout au long, coule un ru, rampant dans les fougères
et les vagues en volte s'allumant au soleil
projettent dans l'air frais des gouttes éblouies.
Les notes d'eau sifflent une mélodie claire
vers un voyage infini.
Chemin. Chemins.
vers le ciel et la mer.
Chemin de la terre, chemin du temps.
Abondant, généreux.
Inévitable.
Eternel.
Je te parcours,
Marcheuse émerveillée.
Et je sens fondre mon âme en paix.
 

 
 
 

24 avr. 2017

Employer des mots désuets dans ses romans ?


"La conversation de Charles (Bovary) était plate comme un trottoir de rue" : pour ne pas être ainsi jugé, un peu de vocabulaire inhabituel ne nous fera pas de mal.

Pourquoi, donc, ne pas utiliser dans vos romans des mots différents, originaux, inconnus, désuets...
Bon, bien sûr, il ne s'agit pas d'en truffer votre histoire, l'excès pouvant virer au ridicule.
Mais moi, je les aime, ces mots-là...

Voici donc ces drôles de mots, que vous pourrez replacer ici et là, avec parcimonie, toujours discrètement, d'un air détaché, comme une élégance naturelle, dans vos conversations ou les dialogues de votre prochain roman.

Connaissez-vous le sens exact du mot :
Chancir ?

Non ?
(moi non plus)
 
Eh bien chancir est un verbe qui signifie "moisir".


Exemple : -"Ciel ! De saisissants remugles s'échappent du réfrigérateur! Quelque mets a dû y chancir..." (facile à caser, dans une conversation, vous ne trouvez pas ?)



Flaubert


21 avr. 2017

Ecrire : mais pourquoi vous ne vous lancez pas ?



Ecrire, vous en avez envie depuis toujours. Ca vous titille régulièrement, quand vous lisez un roman qui vous plaît, vous vous dites que vous auriez très bien pu l'écrire... Ou pas.

Mais qu'est-ce qui vous empêche de prendre votre plus belle plume et de vous lancer ? Vous n'êtes pas plus bêtes que Marc Lévy (ah oui ! Mince ! Mauvais exemple... Vous n'aimez pas les romans de Marc Lévy... Moi non plus, d'ailleurs), Valentine Goby (c'est déjà mieux) ou Laurent Gaudé.
Vous avez sûrement autant d'humour qu'Helen Fielding ou John Irving.
Vous savez sûrement aussi bien manier le suspens qu'Agatha Christie ou qu'Henning Mankel !

Alors qu'attendez-vous ?
Quoi ? Vous avez peur ?


Eh oui, la peur... ce formidable frein à toutes les initiatives ! 

Mais de quoi avez-vous donc peur ?



De l'échec ?
Mais savez-vous que souvent, c'est en se trompant qu'on avance ? Sans erreur, nous ne connaîtrions pas la tarte tatin, la gomme ou le Carambar.
Conseil : Ayez toujours dans la poche un Carambar (ou une gomme, si vous êtes au régime)(pas la tarte tatin, c'est moins facile, dans la poche), et dès que vous avez un doute, touchez-le (ou mangez-le... le Carambar, hein, pas la gomme). Au bout d'un moment, vous associerez cet indispensable objet né de l'échec avec ce qui va naître de votre plume : l'échec, c'est for-ma-teur !


De réussir ?

Eh oui, réussir c'est se préparer à des changements inattendus, c'est sortir de sa zone de confort, c'est être confronté à de nouvelles responsabilités, de nouvelles contraintes, un nouveau regard des autres, de la jalousie, de l'envie... mais c'est aussi éprouver une petite pointe de bonheur, là, juste sous la poitrine, et qui irradie vers le cerveau avec des messages de satisfaction, confiance en soi, motivation, partage...
Conseil : Je vous propose de prendre des post-it, et de recopier ces mots (+ d'autres - positifs évidemment - qui vous viennent à l'esprit). Puis vous les collez aux murs de chez vous, de votre voiture, de votre lieu de travail, sur la laisse du chien, les croquettes du chat, l'aquarium du poisson... partout ! A force de les côtoyer, vous allez bien finir par les intégrer, non ?


De déplaire ?

Vous savez bien qu'on ne fait jamais l'unanimité. Quelle que soit ce que l'on entreprend (ou que l'on n'entreprend pas), il y aura toujours quelqu'un qui trouvera à y redire :





Conseil : Imprimez l'illustration ci-dessus, et scotchez-la dans les toilettes. Vous ne pourrez pas la rater, au moins sept fois par jour. Ca va s'imprimer dans votre cerveau, je vous le certifie.

De ne pas être à la hauteur ?
Quoi ? Vous attendez d'avoir cinquante ans, comme Proust (remarquez, ça lui a réussi...) pour vous lancer ? D'avoir fait un master de lettres classiques option grec ancien ?
Conseil : Soyez sérieux et allez jeter un œil sur Wikipédia et compagnie : vous constaterez que les auteurs ne sont pas tous de vieux croûtons ultra-diplômés. Tenez, prenez Malraux, élevé dans une épicerie entre les carottes et les navets, il n'a même pas eu son bac.


 





Il vous faut donc SUR-MON-TER vos peurs ! Ahh ! Ca vous arrange bien, pourtant, d'avoir peur ! Comme ça, vous restez tranquillou dans votre fauteuil mental, devant votre feu de cheminée mental en train de boire un chocolat chaud mental. Un bon petit nid douillet dans lequel vous cocoonez, vous procrastinez, et vous stagnez (littérairement parlant, bien sûr)... Mais sachez qu'en écrivant, vous allez pouvoir choisir la couleur de votre fauteuil, la taille de votre cheminée et la saveur de votre chocolat chaud !
Eh oui, écrire, c'est créer des mondes, et le vôtre, pour commencer.





Alors, si ça vous tente, pour bien ancrer cette image nouvelle en vous, celle du (des) nouveau-x monde-s que vous allez sortir de votre imaginaire, je vous propose un petit jeu : tout simple, tout doux, tout mignon. Pour partir à la conquête de vous-même :

Prenez une feuille de papier, un cahier, un carnet, une page d'ordinateur. Fermez les yeux quelques instants et imaginez : vous êtes dans votre fauteuil, immobile, inerte, même. Le feu grésille dans l'âtre. Votre chocolat fume et sent merveilleusement bon. Soudain, un livre tombe de la bibliothèque : vous vous levez, le ramassez, l'ouvrez. Les pages sont toutes blanches, excepté le titre des chapitres.
A l'emplacement du premier chapitre, est écrit un seul mot :
"Moi"... Alors racontez-vous, décrivez-vous, listez vos goûts, vos dégoûts, vos préférences politiques, sexuelles, artistiques, littéraires, les lieux où vous aimez/aimeriez vous promener, les gens qui vous font rire, ceux qui vous font pleurer, ceux que vous aimeriez rencontrer, interviewez-vous, creusez dans vos souvenirs, imaginez vous un futur, laissez courir votre imagination... Ce ne sera peut-être pas exactement ce que vous êtes ou vous serez, mais ce sera sorti de vous... 


Et pour écrire, c'est tout ce qu'on demande !